Les travaux de la Linnéenne

mercredi 12 avril 2006
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Notre association, par son origine, est surtout tournée vers la systématique, mais elle a suivi l’évolution générale des sciences naturelles, orientée vers la biologie ; les travaux publiés dans le Bulletin mensuel ou dans des ouvrages spécialisés comportent encore chaque année la description d’espèces nouvelles, des modifications proposées aux classifications ainsi que des relevés de flores et de faunes, ce qui constitue une participation substantielle à l’étude de la biodiversité, dont l’importance est enfin reconnue au début du XXIe siècle : on sait que des millions d’espèces vivantes restent encore à étudier et à décrire, et qu’il s’agit d’une tâche immense et urgente, car beaucoup d’entre elles sont malheureusement vouées à une prompte disparition tant sont grandes les modifications qui, dans tous les pays, affectent les milieux naturels. Mais une place importante est également accordée à l’écologie ou aux différents aspects de la biologie générale, végétale ou animale.

La qualité scientifique de ces textes confère à notre Bulletin mensuel un renom international. Cela concourt à l’enrichissement de notre bibliothèque, déjà fort riche, par des échanges fructueux, et rend possible la collaboration que des spécialistes de renom, veulent bien nous apporter de façon désintéressée pour la formation des débutants, en reconnaissance des services que nous rendons à la communauté scientifique. 

Nous publions d’autre part, en complément, dans certains numéros de notre bulletin, des articles destinés à ceux de nos lecteurs qui aimeraient trouver dans notre périodique une information plus largement accessible ne nécessitant pas une spécialisation trop poussée. 

Nous avons ainsi pu satisfaire la curiosité de nos lecteurs en leur offrant des données précises sur des sujets comme le climat de la région lyonnaise, l’étude de l’eau à Lyon, de Lugdunum à notre époque, ou bien sur les matériaux géologiques qui ont servi à construire notre ville ; les connaissances apportées par ces pages auraient pu être trouvées ailleurs, mais dispersées et parfois peu accessibles.
A ces activités scientifiques il faut ajouter l’organisation d’expositions dont la première eut lieu en 1918 et fut purement mycologique. A la suite de quelques essais, notre manifestation annuelle est devenue, depuis 1957, une exposition de sciences naturelles où la mycologie garde une place importante. L’objectif en est double : faire connaître notre Société à un publie aussi vaste que possible, donc recruter de nouveaux membres, et offrir aux mycologues une belle occasion de réviser leurs connaissances. Nous participons également à la Fête de la Science, et nous apportons régulièrement notre contribution aux grandes expositions organisées à l’Orangerie du Jardin Botanique, telles la Biodiversité (en 2002) ou Hommes, plantes, insectes (en 2004). 
Notre groupe de Roanne a sa propre exposition annuelle.

En conclusion, il est légitime de se demander si une association comme la Société linnéenne de Lyon a, au moment où s’ouvre l’ère de la biologie, un avenir devant elle ; nous répondrons sans hésiter, oui, si elle demeure fidèle aux deux règles fondamentales qui font son originalité : rester largement ouverte au public tout en conservant des liens étroits avec la Recherche et l’Université.