Les clones de Dolly, la brebis, semblent vieillir normalement.

samedi 26 novembre 2016
par  Marie-José Turquin
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Les clones de Dolly, la brebis, semblent vieillir normalement

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Parmi vous, ceux qui étaient en âge d’avoir conscience de ce qui ce passait dans les années 90 se rappellerons sans doute de la brebis Dolly, qui a été créé à partir d’une seule cellule adulte qui a été combinée avec une cellule œuf dépouillé de son ADN. En d’autres termes, Dolly était un clone. Elle fit les gros titres quand elle est née en 1996, mais peu de temps après, elle a commencé à souffrir de problèmes de santé et bon nombre de personnes ont supposé que c’était lié au fait qu’elle était un clone.

Une nouvelle étude sur 13 moutons clonés, dont quatre de la même lignée cellulaire que Dolly, montre que ce n’est pas réellement le cas. Alors que Dolly fut en proie, dès le début, à des problèmes tels que l’arthrose pour finalement être abattue en 2003 à cause d’une tumeur dans ses poumons, les clones étudiés ici semblent vieillir sans trop de problèmes.

Bien que l’étude, qui a été dirigé par le biologiste Kevin Sinclair et une équipe de scientifiques de l’université de Nottingham en Angleterre, précise qu’elle n’a observé aucun signe clinique de maladie dégénérative des articulations, à part de léger cas d’arthrose chez certains animaux, elle indique également que le transfert de noyaux de cellules somatiques (le processus par lequel les moutons ont été clonés) n’a pas d’effets néfastes évidents sur la santé sur le long terme.

Les brebis clonées (Nottingham Dollies) Debbie, Denise, Dianna et Daisy. (université de Nottingham)
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Comme les problèmes de santé de Dolly ont remis en question la salubrité générale des animaux clonés, ce sont des nouvelles plutôt encourageantes pour le domaine du clonage. Plus précisément, les gens se demandaient si le fait que Dolly fut issue d’un clonage l’a fait vieillir prématurément. Cette étude montre que ce n’est pas nécessairement le cas, comme les moutons dans l’étude ont vécu plus longtemps que Dolly, mais il semble qu’il faudra encore d’autres échantillons avant de pouvoir affirmer que les animaux clonés sont en aussi bonne santé que les spécimens nés naturellement.

Alors qu’il est agréable de voir que ces moutons se portent bien, cette étude ne peut pas éclaircir les questions éthiques entourant le clonage, qui ont été à l’avant-garde du débat depuis que Dolly est née il y a 20 ans.

L’étude publiée dans Nature Communications : Healthy ageing of cloned sheep.